Vélo Shawinigan

Rouler sous la pluie Imprimer Envoyer
Écrit par Renaud Gauthier   
Dimanche, 07 Septembre 2008 17:00

Au réveil, la journée s’annonçait belle.  Les probabilités de précipitation, selon Ennuagement Canada, s’élevaient à 40 pour cent.  Rien pour s’empêcher d’enfourcher le vélo.  Quelques nuages à l’horizon avant le départ, sans plus.  Or, après avoir pédalé sur une quarantaine de kilomètres, le vent se lève et le ciel s’obscurcit.  On commence à chanter : « Y mouillera pu pantoute, y mouillera pu pantoute, la compagnie des parapluies est virée en banqueroute ». Rien à faire, c’est la flotte. 

singing in the rain 2.jpgI’m singing in the rain
Rouler à vélo sous la pluie n’exige pas de techniques spéciales.  Par temps chaud, ce n’est pas forcément désagréable, bien que sur une route à fort débit de circulation les automobiles et les camions aspergent abondamment le cycliste, ce qui n’est pas vraiment plaisant.  Mais prenez garde!  Une chaussée mouillée réserve des surprises: les flaques d’eau peuvent cacher des crevasses ou des trous dans le bitume et l’efficacité des freins peut être considérablement réduite.  Mieux vaut donc réduire la vitesse durant une averse et garder le sourire, car une fois bien trempé, on ne peut pas être plus mouillé !

On se protège
Évidemment, pour se parer contre les caprices de dame nature, on peut se vêtir de manière à être moins incommodé par les intempéries.  Cependant, on garde à l’esprit qu’aucune combinaison, à moins de revêtir un scaphandre de plongée, ne peut protéger à cent pour cent de la pluie.  Premièrement, les pieds sont assurément l’endroit du corps qui risquent d’être le plus arrosé.  On peut porter des protège-chaussures en néoprène ou tout simplement recouvrir les souliers avec des sacs de plastique.  Si les chaussettes sont complètement détrempées, il faut les tordre régulièrement afin d’éviter d'importantes pertes de chaleur. Quant au reste du corps, l’important est de porter des tissus qui respirent. Surtout, si la température est froide, il importe de revêtir plusieurs couches de vêtements hautement respirant.  Le port d’un imperméable ciré n’est pas tellement recommandé puisqu’il ne permet pas l’évacuation de la transpiration.  Si les chaussures sont complètement détrempées, on peut  les bourrer de papier journal après la randonnée mais pas pendant…  Le papier journal a pour effet d’absorber l’humidité comme le ferait une éponge.    
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Lorsque la température est chaude et humide, les risques d’orage sont plus grands.  Rouler à vélo durant un orage n’est pas recommandé.  Le Conseil canadien de la sécurité est clair à ce sujet : si on est à vélo durant un orage, on descend !  Les pneus en caoutchouc ne sont pas une protection.  Tout ce qui est métallique et surélevé  devient une cible idéale pour l’éclair.  Si on ne peut se mettre à l’abri dans un édifice, on s’éloigne du vélo et on se recroqueville sur soi en se recouvrant, si possible, d’un ciré.

Lorsque la température est froide, il faut se méfier de l’hypothermie lorsqu’il pleut.  Il y a quelques années, lors du Tour cycliste de l’île de Montréal, qui s’était déroulé sous une pluie battante et par une température d’environ 15 degrés celcius, plusieurs cas d’hypothermie avaient été rapportés.

Essai_veltop_150.jpg Ça fait que…
Lorsque l’on roule sous la pluie, on se protège du mieux que l’on peut avec des vêtements qui respirent.  On réduit la vitesse.  On garde le sourire. On chante comme Gene Kelly.  Au retour, on prend soin de bien nettoyer et assécher le vélo.  Très important : on lubrifie la chaîne.  Enfin, on se dit qu’après la pluie c’est le beau temps et que demain sera peut-être plus beau qu’aujourd’hui.


 Pour des renseignements complémentaires, on peut consulter :
http://www.geocities.com/velosecurite/orage.html

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VéloShawinigan est une réalisation de 850.huitcinquante.com
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