Vélo Shawinigan

Les inévitables côtes Imprimer Envoyer
Écrit par Renaud Gauthier   
Lundi, 30 Juin 2008 17:00
Une côte se profile à l’horizon?  Voilà la hantise de bien des cyclistes, surtout dans la belle région du Centre-de-la-Mauricie.  Mais, ce n’est pas une raison pour rebrousser chemin ou encore moins pour limiter ses parcours à des terrains plats.  Une côte représente un beau défi à relever : voilà la première façon de l’aborder.  C’est aussi l’occasion de renforcir les mollets et, surtout, le muscle cardiaque. 

Avant la montée
cote parc maurice.jpg Tout d’abord on fait appel "au mental" :  éviter de regarder le sommet de la côte et se fixer un objectif réaliste, surtout si l’on est novice, comme monter le quart, la moitié ou les trois quarts de la côte.  On est relaxe, il fait beau, la vie est belle…  On est à vélo!

Avant d’aborder une côte, on peut ralentir le rythme. À éviter à tout prix: l’accélération pour se donner un élan.  On économise son énergie pour se préparer à gravir l’obstacle.  Tout juste avant le début de l’ascension, on passe à la bonne vitesse (le bon braquet).  On entend par bonne vitesse, pour une côte assez longue et/ou assez abrupte, la plus basse vitesse, surtout pour les cyclistes novices.  À éviter totalement : les changements de vitesse durant la montée.  À noter, qu’une bonne technique de pédalage et l’usage de cale-pied (ou pédales automatiques à clips) sont deux gros atouts qui aident à gravir une côte.

Durant la montée
On reste assis sur la selle.  On avance légèrement le postérieur sur la selle.  On dirige le corps en avant vers le bas et on baisse la tête et les coudes  On adopte une bonne technique de respiration qui consiste à respirer avec le ventre (et non le thorax).  L’inspiration ne doit pas faire rentrer le ventre mais au contraire le gonfler.  On maintient une cadence régulière : là encore, on fait appel "au mental".  C’est-à-dire que l’on peut rythmer la montée en comptant les coups de pédale à la minute.  Le cycliste plus expérimenté montera «en danseuse».  C’est-à-dire qu’à intervalles réguliers, on se met debout sur les pédales.  De cette manière, on modifie le travail des muscles sollicités et on libère le diaphragme pour mieux respirer.  Naturellement et machinalement, les cyclistes aguerris se mettent «en danseuse» durant une montée, si petite soit-elle, ce qui n’est pas, soit dit en passant, nécessairement un avantage.  


Après la montée
rouler parc mauricie.jpg On se laisse glisser de l’autre côté, si la côte redescend bien sûr.  On reprend la vitesse de croisière.  On garde à l’idée que monter les côtes à vélo est un bon moyen d’entretenir sa condition physique.  On améliore l’endurance et le système cardio-respiratoire.  Avec l’expérience, on apprend à aborder les côtes.  Chaque côte a ses particularités : on apprend à les connaître. Certains arrivent même à les aimer.  En terrain inconnu, on aborde une côte avec prudence autant en montée qu’en descente. 

On se dit qu’une côte est toujours mieux qu’un vent de front.
Et comme le disait si bien Confucius, "toute bonne côte a une fin".

LA CITATION QUI CONCLUT
«Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre.» [Pierre Dac]

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Consulter http://www.sportentete.qc.ca/grimper.htm pour des renseignements complémentaires. 
Photos: gracieuseté de CycloMauricie

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