| TOUT sur le tour des lacs |
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| Écrit par Renaud Gauthier |
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Un classique Un circuit en boucle Un cachet d’antan En sortant du stationnement de l‘église, on se dirige vers la gauche en direction du secteur de St-Gérard-des-Laurentides. En roulant sur l’artère principale, la 50e avenue, on remarque que plusieurs maisons du village ont conservé leur cachet d’antan. D’excellents restaurants ont pignon sur rue et offrent une cuisine gastronomique dans le décor chaleureux, pour la plupart, d’une maison à l’architecture typiquement québécoise. Au retour, on a l’embarras du choix pour se sustenter. Finalement, pourquoi attendre? On réserve une table avant d’enfourcher le vélo pour la randonnée ! L’horizon offre à la vue du cycliste la campagne et les montagnes dans toute leur splendeur. Qu’on soit en été ou en automne, le paysage est bucolique. Un autre sens est sollicité: l’odorat. On y hume un mélange du terroir - restons poli - et de fleurs des champs qui embaument l’atmosphère. Un bouquet de feuillus Au bout, on se retrouve sur le Chemin des Pommiers que l’on emprunte à droite en direction du secteur de St-Gérard-des-Laurentides, à l’origine un village qui a été fondé en 1924 et annexé à la ville de Shawinigan en 2002. Au coeur de la petite localité, on remarque la petite église blanche toute en bois. On suit la Route verte jusqu’à la route provinciale 351. La circulation automobile étant plus dense et rapide, la prudence est de mise jusqu’à l’intersection du Chemin St-François. Tout de même, on prend le temps d’admirer les montagnes qui nous entourent au loin. Un pont couvert Cette citation anonyme nous conduit vers une explication toute simple pour comprendre la raison pour laquelle, anciennement, on recouvrait les ponts d’un toit. Simplement, parce que les ponts sont majoritairement construits en bois, ils ne résistent guère plus d’une quinzaine d’années aux intempéries. Vers la fin du 19e siècle, un inspecteur au Département de la Colonisation et des Mines suggère dans plusieurs de ses rapports de construire un toit ou un lambris sur les ponts en bois parce que c’est une économie de construire de suite des ponts durables. Malheureusement, la recommandation de cet inspecteur n’a pas été suivie à la lettre pour la construction des viaducs actuels. Après avoir fait un petit retour dans le passé, on poursuit la randonnée jusqu’au Chemin Principal que l’on prend à gauche à la hauteur de l’intersection en forme de Y et ce jusqu’au centre du village de St- Mathieu-du-Parc. Des lacs
Pas trop loin, en roulant devant le domaine du club Winchester, on tombe, au figuratif il va sans dire, de notre vélo devant la magnificence des pins qui forment une véritable voûte naturelle au-dessus de la route. Surpris par la pluie? Voilà un bel endroit où s’assécher en attendant un trou dans les nuages. Des lutins La paroisse est érigée canoniquement en 1865, de même que le village qui doit son appellation à l’abbé Joseph-Élie-Sylvestre Sirois-Duplessis, de toute évidence un précurseur en matière de prénoms et de noms composés... Dans les années 1880, sous les conseils du bon Père Frédéric, on plante une croix sur la montagne derrière l’église du village sur le lieu qui allait devenir le Calvaire. Encore de l’énergie dans les mollets? La vue est superbe du haut de la montagne. À St-Élie, outre l’église et le calvaire, on peut prendre le temps de visiter le musée “Nos souvenances” , la boutique de souvenirs et d’artisanat et la Traverse de lutins. Cherchez et vous trouverez! Également, on offre (en location) la possibilité de faire une visite audio-guidée, en vélo du village avec la vraie voix du vrai Fred Pellerin. Une fois la visite terminée, on rebrousse chemin de par où on est venu, en direction de St-Boniface. Une autre voûte Le rang 7, le vent dans le dos, se fait en criant vélo: le faux plat descendant donne l’impression de survoler le secteur. Sans forcer, on atteint les 35 km/h. Tout de même, on ralentit pour prendre le Chemin du Lac vers la gauche. Bien que rugueux et parsemé de nids de poule , ce chemin est un passage obligé en raison de la beauté du paysage. Encore une fois, une voûte d’arbres accueille les passants. L’automne, les couleurs y sont magnifiques. En saison, on risque de succomber aux délices de la ferme: fraises et framboises font le plaisir des plus gourmands. On poursuit notre route vers le village de St-Boniface en prenant le Chemin Lemay. Ensuite, deux options s’offrent à nous: la rue Marineau à gauche ou la route 153, tout droit, en direction de la rue Principale que l’on prend vers la gauche. L’érection canonique de la paroisse de St-Boniface-de-Shawénégan a lieu en 1859. Saint-Boniface rappelle le souvenir de Boniface (675-754), évangélisateur de la Germanie et archevêque de Mayence. Shawinigan est une déformation de shawénégan, mot amérindien signifiant “portage en pente” et qui décrit le sentier que l’on devait emprunter pour contourner les chutes de la rivière St-Maurice. Le nom de Shawinigan a été abandonné par la municipalité le 5 avril 2003. Rendu à la hauteur de l’église, on prend le boulevard Trudel Est vers la droite. L’église de St-Boniface est construite en 1923 selon les plans des architectes Jules Caron de Trois-Rivières et de Louis Caron de Nicolet. Bien que la circulation soit rapide sur le boulevard Trudel, l’accotement est très large et sécuritaire jusqu’au Chemin des Laurentides que l’on prend à gauche. Avant cette intersection, la prudence est de mise, car la pente est abrupte et la circulation assez dense en raison des échangeurs routiers de l’autoroute 55. Une fois sur le Chemin des Laurentides, on se méfie des camions qui circulent régulièrement sur cette route. Néanmoins, l’endroit est très agréable et sécuritaire. On y retrouve une ferme où l’on fait l’élevage des bisons. Une dernière montagne Une dernière fois, on prend le temps de regarder vers le nord. On abreuve nos pupilles du décor champêtre qui s’offre à nous. Maintenant, on comprend pourquoi le Tour des Lacs est un classique au Centre-de-la-Mauricie. Sources:
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